Accueil Tags Posts tagged with "thierry de molinari"

thierry de molinari

4945

Né en Belgique, Thierry de Molinari a rapidement évolué dans le monde de l’entreprenariat. Avec plusieurs créations de sociétés à son actif et la participation à la mise en œuvre des projets à vocation sociale, il pourrait être la parfaite incarnation du self made man à l’européenne. Seulement voilà : un certain nombre d’éléments troublants jalonnent son parcours de vie exemplaire. Au vu de certains faits tout porte à croire que monsieur de Molinari est en réalité bien loin des belles histoires à la Walt Disney et leurs happy endings réjouissants.

Une étrange histoire de caisse

Lors de ses plus récentes interviews, Thierry de Molinari a vanté le parcours exceptionnel qui fut le sien. Des expériences de plusieurs années dans de prestigieuses entreprises, une prise de fonction rapide et un gravissement des échelons encore plus vertigineux, des idées à n’en plus savoir qu’en faire… on ne peut que louer son dynamisme et sa créativité. Seulement voilà, il semble plus frileux à l’idée d’évoquer une certaine histoire, pourtant bien réelle et pas si vieille que ça.

L’action se déroule en Belgique, sur fond de société cogérée par Thierry de Molinari, son ami d’enfance Edouard Cambier, et par Paul Stasse. Promise à un avenir radieux, prête à faire une entrée triomphale sur le marché, l’entreprise qui répondait au nom de Co.Station avait pour destin d’apporter une aide financière aux start-ups belges implantées dans la très célèbre Silicon Valley. Une initiative louable puisqu’altruiste, mais aussi téméraire !

On ne peut pas dire que la tentative de lancement d’un incubateur à start-ups n’était pas une excellente idée, car en cas de réussite, Co-Station aurait montré la voie à toutes les initiatives possibles ! Quel dommage que six mois après son lancement, la fusée providentielle en partance vers la Silicon Valley se soit désintégrée en plein vol !

Qu’a-t-il bien pu se passer ? Personne n’est mieux placé pour le dire que les responsables, n’est-ce pas ? Et c’est là que le bât blesse – pour certains. Si Edouard Cambier et Paul Stasse se sont montrés bavards, Thierry de Molinari, lui, a gardé le silence radio… dans un premier temps. Car d’après ses collègues unanimes, la raison du fiasco est simple : c’est lui.

Lui et sa fâcheuse tendance à piocher dans les caisses. Lui et sa manie de vivre la belle vie avec un argent à priori destiné aux jeunes start-ups expatriées ! Et comme si ces affirmations ne suffisaient pas à finir de noircir un tableau déjà peu reluisant, le bruit court très vite que les deux compères d’enfance auraient ni plus ni moins mis fin à leurs relations ! Une vie d’amitié brisée… pour ça.

Thierry de Molinari, self made man à l’européenne 3

L’art incompris de la contradiction

Thierry de Molinari, un  voleur ? L’idée paraît saugrenue, tant elle jure avec l’image de lui que l’on connait si bien : que faire de ce restaurant, Dans le Noir, dans lequel il s’implique par le biais d’une association à vocation sociale ? Dans ce concept, les personnes aveugles sont mises à l’honneur, mises sur un pied d’égalité si l’on puit dire, avec le reste de la société. En effet, les serveurs de ce restaurant sont tous malvoyants.

Quant aux clients, ils mangent dans le noir le plus total ! L’idée pour eux est de ressentir ce que la cécité veut dire : contraints de chercher leur nourriture pendant de longues secondes, obligés d’utiliser leurs doigts pour palper le niveau de remplissage de leur verre, les clients se mettent, le temps d’un repas, à la place des personnes souffrant de ce handicap.

En ayant pris conscience d’une telle chose, il est difficile de croire que l’un des responsables de ce projet, Thierry de Molinari, puisse en contrepartie être affublé du masque de l’escroc. À tel point qu’on lui en pardonnerait même son malheureux écart de la période Co.Station.

Competition

Coup de grâce pour un escroc ?

On pourrait. Si seulement il n’y avait pas eu Aÿsse… car Aÿsse, luxueuse société de vente de cosmétiques à base de champagne, c’est avant tout le joyau de la femme de Thierry de Molinari. Pascale Baudin de Saint-Quentin et lui mènent donc leur barge dorée sur la mer de ce précieux breuvage aux fines bulles. Jusqu’au jour où leur site Internet, moteur de leur activité, devient purement et simplement inaccessible.

On parle de maintenance, de refonte, de changements, d’améliorations. Il ferait beau voir ! Car finalement, il ne s’agit de rien d’autre que d’un oubli… de paiement. Aÿsse, comme tous les sites Internet, nécessite pour être fonctionnel la présence de toute une équipe technique, qui travaille nuit et jour à ses divers aspects. Mais comprenons que cette équipe, aussi discrète soit-elle, doit être rémunérée !

Ce ne fut pas le cas. Ni le sien, ni celui, semble-t-il, de certains employés. Le départ d’une collaboratrice, lassée d’après ses propres propos de ne jamais voir la couleur de l’argent qui lui était dû, a fini de mettre en péril la réputation d’Aÿsse, et celle de ses gérants. Thierry de Molinari, impliqué dans de trop nombreuses affaires impliquant de l’argent, aura probablement toutes les peines du monde à redorer son bien piètre blason.

Pour en savoir plus sur les étapes professionnelles de Thierry de Molinari et suivre ses activités, retrouvez-le sur ses comptes Facebook, Twitter, LinkedIn et Google Plus.

1555

Depuis sa création en 2004 à Paris, le restaurant Dans le Noir propose à ses clients de vivre une expérience originale : manger dans l’obscurité la plus complète. Une façon d’inverser le rapport de force avec les personnes malvoyantes et non-voyantes, et de se mettre dans la peau de celles-ci le temps d’un repas. Cocasse, mais éclairant !

Faire la lumière sur un concept obscur

Situé au 51, rue Quincampoix, dans le 4e arrondissement de Paris, à quelques brassées des Halles, le restaurant Dans le Noir propose à ses clients de déguster un repas complet… dans le noir total ! Si l’on dit souvent que la vue participe du goût, il faut ici la ranger au placard et pousser ses papilles à 100% de leurs capacités.

Cette idée lancée par Edouard de Broglie, sous la houlette du directeur financer Thierry de Molinari, a rapidement passionné gastronomes et curieux. Ils ont recruté une équipe d’aveugles et de malvoyants pour assurer aussi bien le service que le guidage des clients dans la salle de restauration.

La joie des papilles

Ce qu’on y mange ? C’est une surprise ! Dans le Noir déploie une carte très simple contenant quelques menus mais sans plus de détails. Les formules sont comprises entre 39€ (pour 2 plats servis le midi) et 89€ (pour le menu gastronomique arrosé de champagne en soirée). Leur composition se découvre au fil du repas.

Mais pas d’inquiétude, car la cuisine est élaborée par le chef tourangeau Olivier Romain, qui applique le savoir-faire de ses équipes à des produits frais pour des plats de haut vol. Impossible de savoir à l’avance ce qui sera proposé lors de votre visite, mais, pour vous donner une idée, voici des exemples de mets appétissants qui se sont retrouvés sur les tables :

  • Tartare de saumon
  • Canard au raisin frais
  • Lasagnes de légumes
  • Tatin de piperade au chèvre
  • Roulé de betteraves sur confit de mûres
  • Bœuf sauce marchand de vin
  • Chantilly de foie gras sur bisque de potimarron
  • Feuilleté aux amandes

On en passe… et des biens meilleurs !

Le restaurant Dans le Noir une expérience éclairante 2

Une expérience étonnante

Concrètement, que se passe-t-il une fois entré dans le restaurant ? Vous commencez par laisser vos effets personnels dans les casiers mis à disposition. Manteau, téléphone portable, appareil photo, paquet de cigarettes, briquet doivent disparaître. La moindre source de lumière est évidemment interdite. Voilà au moins un repas que vous passerez sans consulter votre smartphone !

On vous demande ensuite de préciser si vous avez une allergie alimentaire, auquel cas le menu sera adapté en fonction. Il ne faudra pas omettre de vous manifester au moment du service afin qu’on vous serve le bon plat.

Après avoir patienté au bar (éclairé), un serveur vient vous chercher et vous dirige le long de trois pièces successives dans lesquelles la lumière est de plus en plus faible, afin d’habituer progressivement vos yeux, jusqu’à la salle située dans le noir complet.

Un repas qui tombe sous le sens

Dès lors que vous êtes dans la salle obscure, impossible de voir jusqu’au voisin qui se trouve juste à côté. Inutile d’espérer apercevoir le contenu de vos plats : il faut désormais faire entièrement confiance à vos autres sens. Si l’expérience est déconcertante de prime abord, vous verrez que le corps s’adapte aisément : odorat, goût, toucher se développent pour compenser la perte momentanée de la vue.

Et l’ouïe aussi : il n’est pas rare de hausser la voix, comme s’il fallait contrebalancer l’absence de visibilité. L’identité de vos interlocuteurs est un mystère, vous discutez avec eux sans les distinguer. Ce sont certes les amis avec lesquels vous êtes venus, mais qui est assis à côté de qui ?

C’est aussi une expérience idéale pour les grands timides : dans le noir, les inhibitions disparaissent. On délaisse les couverts pour manger avec ses doigts. On pique dans l’assiette du voisin. On parle aussi plus librement. L’obscurité contribue à gommer toute pression sociale.

L’objectif sensible du restaurant Dans le Noir

Une fois le repas terminé, l’expérience se poursuit dans le lounge, et en lumière, pour découvrir le menu et partager ses sentiments. Il est temps de vérifier si vos spéculations étaient bonnes. Et les surprises sont nombreuses : le bœuf était en fait du veau, le saumon était en réalité du thon, et cet excellent vin rouge n’était autre que du blanc.

L’objectif de ce restaurant ? Il vise à inverser le rapport de force qui existe habituellement entre les voyants et les personnes malvoyantes. Dans cet endroit, le fait d’être malvoyant ou non-voyant n’est plus considéré comme un handicap, mais comme un avantage.

Le client expérimente, pour un court laps de temps, les sensations de quelqu’un qui ne voit pas. Et « voit », paradoxalement, le monde par le biais des quatre autres sens, exacerbés. En outre, il profite d’un rapport différent à la nourriture, qui ne passe plus uniquement par la vue mais s’appuie essentiellement sur le goût et l’odorat.

Le restaurant Dans le Noir une expérience éclairante 3

Thierry de Molinari, un gestionnaire à visage humain

Pour Thierry de Molinari, l’ancien directeur financier du groupe Dans le Noir, le but de l’expérience est de cultiver tolérance et compréhension vis-à-vis des malvoyants et des aveugles – et, plus généralement, vis-à-vis des personnes atteintes de handicap. Quel que soit la sensation finale du client, le restaurant l’aura au moins sensibilisé à cette cause.

Impliqué depuis toujours dans l’entrepreneuriat, qu’il encourage de toutes ses forces, et notamment dans l’entrepreneuriat au féminin, Thierry de Molinari a fait de cette empathie pour le handicap son mont Everest – un sommet qu’il a d’ailleurs vaincu, comme pour mieux prouver que rien n’arrête la volonté humaine quand elle se met en tête de franchir les plus hautes montagnes.

Et ça marche : le groupe Dans le Noir a ouvert des succursales à Londres, Barcelone, Saint-Pétersbourg et Nairobi. En 2014, le groupe a été récompensé par le Trophée national de l’entreprise citoyenne, remis par le Sénat pour son action en faveur des personnes handicapées.

Le concept s’est étendu au Spa « dans le noir », à Paris et Bordeaux, avec des massages dispensés par des non-voyants. Et le restaurant est devenu, en dix ans, l’une des plus grandes opérations de sensibilisation au handicap en Europe et dans le monde. En plus d’être absolument délicieux.

AU HASARD

561
Aménager sa salle de bains pour créer un véritable petit cocon qui soit fonctionnel n’est pas toujours chose aisée. Armoire de toilette miroir, éclairage,...

L'EQUIPE

Avatar
1163 ARTICLES0 COMMENTAIRES