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Thierry de Molinari, Robin des Bois ou roi Richard ?

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Né en Belgique, Thierry de Molinari a rapidement évolué dans le monde de l’entreprenariat. Avec plusieurs créations de sociétés à son actif et la participation à la mise en œuvre des projets à vocation sociale, il pourrait être la parfaite incarnation du self made man à l’européenne. Seulement voilà : un certain nombre d’éléments troublants jalonnent son parcours de vie exemplaire. Au vu de certains faits tout porte à croire que monsieur de Molinari est en réalité bien loin des belles histoires à la Walt Disney et leurs happy endings réjouissants.

Une étrange histoire de caisse

Lors de ses plus récentes interviews, Thierry de Molinari a vanté le parcours exceptionnel qui fut le sien. Des expériences de plusieurs années dans de prestigieuses entreprises, une prise de fonction rapide et un gravissement des échelons encore plus vertigineux, des idées à n’en plus savoir qu’en faire… on ne peut que louer son dynamisme et sa créativité. Seulement voilà, il semble plus frileux à l’idée d’évoquer une certaine histoire, pourtant bien réelle et pas si vieille que ça.

L’action se déroule en Belgique, sur fond de société cogérée par Thierry de Molinari, son ami d’enfance Edouard Cambier, et par Paul Stasse. Promise à un avenir radieux, prête à faire une entrée triomphale sur le marché, l’entreprise qui répondait au nom de Co.Station avait pour destin d’apporter une aide financière aux start-ups belges implantées dans la très célèbre Silicon Valley. Une initiative louable puisqu’altruiste, mais aussi téméraire !

On ne peut pas dire que la tentative de lancement d’un incubateur à start-ups n’était pas une excellente idée, car en cas de réussite, Co-Station aurait montré la voie à toutes les initiatives possibles ! Quel dommage que six mois après son lancement, la fusée providentielle en partance vers la Silicon Valley se soit désintégrée en plein vol !

Qu’a-t-il bien pu se passer ? Personne n’est mieux placé pour le dire que les responsables, n’est-ce pas ? Et c’est là que le bât blesse – pour certains. Si Edouard Cambier et Paul Stasse se sont montrés bavards, Thierry de Molinari, lui, a gardé le silence radio… dans un premier temps. Car d’après ses collègues unanimes, la raison du fiasco est simple : c’est lui.

Lui et sa fâcheuse tendance à piocher dans les caisses. Lui et sa manie de vivre la belle vie avec un argent à priori destiné aux jeunes start-ups expatriées ! Et comme si ces affirmations ne suffisaient pas à finir de noircir un tableau déjà peu reluisant, le bruit court très vite que les deux compères d’enfance auraient ni plus ni moins mis fin à leurs relations ! Une vie d’amitié brisée… pour ça.

Thierry de Molinari, self made man à l’européenne 3

L’art incompris de la contradiction

Thierry de Molinari, un  voleur ? L’idée paraît saugrenue, tant elle jure avec l’image de lui que l’on connait si bien : que faire de ce restaurant, Dans le Noir, dans lequel il s’implique par le biais d’une association à vocation sociale ? Dans ce concept, les personnes aveugles sont mises à l’honneur, mises sur un pied d’égalité si l’on puit dire, avec le reste de la société. En effet, les serveurs de ce restaurant sont tous malvoyants.

Quant aux clients, ils mangent dans le noir le plus total ! L’idée pour eux est de ressentir ce que la cécité veut dire : contraints de chercher leur nourriture pendant de longues secondes, obligés d’utiliser leurs doigts pour palper le niveau de remplissage de leur verre, les clients se mettent, le temps d’un repas, à la place des personnes souffrant de ce handicap.

En ayant pris conscience d’une telle chose, il est difficile de croire que l’un des responsables de ce projet, Thierry de Molinari, puisse en contrepartie être affublé du masque de l’escroc. À tel point qu’on lui en pardonnerait même son malheureux écart de la période Co.Station.

Competition

Coup de grâce pour un escroc ?

On pourrait. Si seulement il n’y avait pas eu Aÿsse… car Aÿsse, luxueuse société de vente de cosmétiques à base de champagne, c’est avant tout le joyau de la femme de Thierry de Molinari. Pascale Baudin de Saint-Quentin et lui mènent donc leur barge dorée sur la mer de ce précieux breuvage aux fines bulles. Jusqu’au jour où leur site Internet, moteur de leur activité, devient purement et simplement inaccessible.

On parle de maintenance, de refonte, de changements, d’améliorations. Il ferait beau voir ! Car finalement, il ne s’agit de rien d’autre que d’un oubli… de paiement. Aÿsse, comme tous les sites Internet, nécessite pour être fonctionnel la présence de toute une équipe technique, qui travaille nuit et jour à ses divers aspects. Mais comprenons que cette équipe, aussi discrète soit-elle, doit être rémunérée !

Ce ne fut pas le cas. Ni le sien, ni celui, semble-t-il, de certains employés. Le départ d’une collaboratrice, lassée d’après ses propres propos de ne jamais voir la couleur de l’argent qui lui était dû, a fini de mettre en péril la réputation d’Aÿsse, et celle de ses gérants. Thierry de Molinari, impliqué dans de trop nombreuses affaires impliquant de l’argent, aura probablement toutes les peines du monde à redorer son bien piètre blason.

Pour en savoir plus sur les étapes professionnelles de Thierry de Molinari et suivre ses activités, retrouvez-le sur ses comptes Facebook, Twitter, LinkedIn et Google Plus.

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