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Qui était Yves Klein, le peintre du monochrome ?

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Yves Klein a marqué son temps avec ses œuvres monochromes. Faisant partie de plus grands artistes de l’avant-garde picturale d’après-guerre, ce plasticien Français était pourtant un parfait autodidacte. Retour sur sa vie, ses œuvres et son parcours.

Yves Klein ne pensait pas devenir le grand peintre qu’il était

Ses parents étaient peintres, mais le jeune Yves Klein ne s’oriente pas tout de suite vers cet art. Dans un premier temps, il poursuit ses études à l’École nationale de la marine marchande puis  à l’École nationale des langues orientales.

Il se découvre par la suite une passion pour le judo, une discipline dans laquelle il excellera jusqu’à l’obtention du grade de ceinture noire, quatrième dan au Japon. Un tel perfectionnement était exceptionnel pour un Français à cette époque. D’ailleurs, à son retour du Japon, il ouvrira sa propre école de judo (qu’il fermera finalement une année plus tard)

Il commence à peindre à partir de 1947, à l’époque où il découvre La Cosmogonie des Rose-Croix de Max Heindel ainsi que les œuvres de Bachelard. Ce seront les principales influences de ses œuvres, à savoir les monochromes.

Qui était Yves Klein, le peintre du monochrome 1

Anthropométries – Période Bleu

Un début de carrière bien timide vers 1950

Yves Klein tente de se faire connaître en Europe à travers une exposition à Londres en 1950 et à Madrid en 1954. En France, il attendra 1955 pour l’exposition Yves, peintures où il présente évidemment des monochromes de couleurs différentes (jaune, bleu, rose etc.)

Toujours incompris et inconnu, il propose un tableau monochrome à exposer au Musée des Beaux-arts de la ville de Paris, dans le cadre du Salon des réalités nouvelles, mais on le lui refuse. On lui propose la condition d’ajouter une autre couleur, mais campant sur son idée de départ, il ne verra pas son œuvre exposée à cet événement.

Il organisme une seconde exposition en France en 1956, à la galerie de Collette Allendy. Cette exposition s’intitule Yves : propositions monochromes. Il y rencontre le critique d’art Pierre Restany qui va défendre son style et expliquer son arrière plan théorique. C’est comme ça qu’il sort de l’ombre et devient Yves le Monochrome.

Le rose du bleu

Le rose du bleu

Zoom sur quelques unes de ses œuvres et créations

  • L’IKB ou International Klein Blue : Yves Klein crée cette couleur en 1956 en se basant sur le bleu outremer qu’il a retravaillé (saturation extrême, matité, absorption totale) La composition de l’IKB a été déposée à l’Institut national de la propriété industrielle en mai 1960. Cette couleur si particulière ressort grâce au liant, mais pas à la couleur bleu outremer en elle-même.
  • Le nouveau réalisme : Yves Klein crée le nouveau réalisme en 1960 avec son ami Pierre Restany et d’autres amis artistes, notamment le peintre, sculpteur et plasticien Arman, le plasticien Raymond Hains, le plasticien et peintre Jacques Villeglé ou encore la plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films Niki de Saint Phalle.
  • Hiroshima : Un tableau créé en 1961, au 16ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima. Le tableau a été réalisé sur un papier blanc collé sur une toile et peinte avec de l’IKB. On y voit plusieurs silhouettes dans des postures différentes, dont trois au premier plan et deux autres en arrière plan. C’est l’un des tableaux les plus connus de l’artiste. On a l’impression que des fantômes veulent s’échapper du tableau étant donné que les silhouettes sont floues et sans contour net.
Hiroshima

Hiroshima

Décédé des suites d’un arrêt cardiaque le 2 juin 1962, Yves Klein aura connu une courte carrière. Toutefois, sa notoriété n’a pas cessé à son décès, au contraire. Les hommages et les expositions de ses œuvres continuent jusqu’à ce jour. Le centre Georges Pompidou à Paris a organisé en 2006 une magnifique exposition intitulée « Corps, couleur, immatériel ». Son tableau bleu Hiroshima est actuellement exposé au Musée international de la Croix-Rouge, à Genève dans le cadre de l’exposition La non-violence de Gandhi.

Pour voir l’artiste au travail, il ne vous reste plus qu’à visionner la séquence suivante de sa période bleue !

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